Qui a le droit de venir vivre en famille en Belgique?
Certains qui sont membres de la famille d'un Belge ou d’un résidant légalement en Belgique ont le droit de venir vivre en famille en Belgique. Ce droit au doit être reconnu si les intéressés prouvent, avec des documents, que les conditions d'un regroupement familial sont réunies.
Bon à savoir : la possibilité existe, à certaines conditions, de venir en Belgique afin de concrétiser un projet de mariage ou de partenariat légal et de demander ensuite le séjour dans le cadre d’un regroupement familial. Cf. Visa en vue de se marier ou de cohabiter en Belgique.
Quelles sont les conditions d'un regroupement familial ?
Les conditions d’un regroupement familial sont notamment déterminées par la nationalité, l'âge et le statut en Belgique de la personne qui ouvre le droit au regroupement familial (séjour limité ou illimité, bénéficiaire d'un statut de etc.), ainsi que par le lien familial (mariage, partenariat ou filiation).
Pour connaître ces conditions, il est conseillé de partir de la situation de la personne qui ouvre le droit au regroupement familial ("le regroupant") et de préciser ensuite le lien familial qui unit cette personne à celle qui souhaite venir vivre en famille avec elle en Belgique ("le demandeur").
Attention : la loi du 18 juillet 2025, publiée au Moniteur belge du 8 août 2025 et entrée en vigueur le 18 août 2025, modifie les dispositions relatives au regroupement familial. Cette loi prévoit des dispositions transitoires de sorte que les dispositions applicables avant le 18 août 2025 et les nouvelles dispositions cohabiteront pendant un certain temps.
Où introduire une demande de regroupement familial ?
En règle générale, l'étranger qui souhaite venir vivre en famille en Belgique doit introduire sa demande auprès du poste diplomatique ou consulaire belge compétent pour son lieu de résidence ou de séjour à l'étranger (voir Demande introduite à l'étranger). Dans certaines situations, cet étranger peut faire sa demande en Belgique (voir Demande introduite en Belgique).
Quel est le délai de traitement d'une demande de regroupement familial ?
Le délai d’examen d’une demande de ou de séjour dépend de la nationalité ou du statut en Belgique de la personne qui ouvre le droit au regroupement familial.
Qui prend la décision ?
En règle générale, la décision de reconnaître (ou non) le droit au regroupement familial est prise par l’Office des étrangers.
Quand le droit au regroupement familial est reconnu (décision positive), le demandeur reçoit un et/ou un titre de séjour.
Quand le droit au regroupement familial n’est pas reconnu (décision négative), le demandeur peut introduire un recours auprès du Conseil du Contentieux des Étrangers. Dans certains cas, il peut demander à l’Office des étrangers une révision de la décision. L’Office des étrangers peut également proposer au demandeur qui n’a pas pu établir sa filiation avec des documents de recourir à un test ADN. Introduire une nouvelle demande est également possible.
En Belgique, quelles sont les conditions de séjour à respecter ?
Les conditions de séjour et de renouvellement du titre de séjour sont communiquées lors de la délivrance du visa et/ou du titre de séjour. Si ces conditions ne sont pas/plus réunies, l’Office des étrangers peut mettre fin au séjour du membre de famille. Celui-ci a toutefois le droit d’être entendu avant la prise de la décision.
Après avoir séjourné un certain temps en Belgique, le membre de famille peut introduire une demande d’établissement ou de séjour permanent.
Victimes de violences intrafamiliales
La loi prévoit des clauses de protection en matière de séjour pour les victimes de violences intrafamiliales qui ont été admises à séjourner en Belgique dans le cadre d'un regroupement familial et qui ne disposent pas d'un droit de séjour autonome en Belgique. Cependant, les victimes ignorent souvent ces modalités de protection.
La circulaire du 15 juin 2023 a été rédigée afin de renforcer la sécurité juridique et de limiter les obstacles à la dénonciation de la violence intrafamiliale pour les personnes sans droit de séjour autonome.
La pratique montre que les victimes de violences intrafamiliales hésitent à révéler ces violences pendant la période où leur droit de séjour est encore soumis aux conditions relatives au regroupement familial. Un élément important à cet égard est la crainte de perdre leur droit de séjour en Belgique.
Lorsqu’un étranger a été victime de violences intrafamiliales et qu’il a quitté le domicile conjugal pour ce motif, il est important de signaler ces actes et de conserver un maximum de preuves essentielles. A défaut, il sera difficile pour l’intéressé de prouver qu’il peut bénéficier de protection. Il est également primordial d’en informer l’Office des étrangers dans les plus brefs délais pour éviter qu’il ne mette fin au séjour sur la base d’informations limitées et/ou trompeuses.
Les informations et pièces justificatives peuvent être transmises directement à l’Office des étrangers par e-mail à l’adresse : gh-rgfgeweld.violences [at] ibz.be (gh-rgfgeweld[dot]violences[at]ibz[dot]be) ou par courrier recommandé ou via la commune de résidence.
Il est vivement recommandé de demander de l’aide à des organisations spécialisées dans le domaine de la violence intrafamiliale et de porter plainte auprès de la police.
En annexe à la circulaire est reprise une liste non-exhaustive des organisations venant en aide aux victimes de violences domestiques.
Favoris
- ADN
- Assurance
- Logement suffisant
- Moyens de subsistance stables, réguliers et suffisants
- Redevance
- Prolonger son séjour